Être e-commerçant ou être bac+5 en informatique ? That is the question…

Un e-commerçant, c’est un commerçant qui a ouvert une boutique digitale plutôt que physique. Le métier de commerçant est multiple et cette variété fait souvent toute sa passion. Contact avec les clients, choix minutieux de la marchandise, déco, marketing, logistique, comptabilité, management… Les compétences sont nombreuses. Il se trouve pourtant que parfois, les compétences de l’e-commerçant doivent nécessairement se doubler d’un bac+5 en informatique. Mais est-ce bien raisonnable ?…

Création site e-commerce

Il existe, nous l’avons déjà vu : ce fameux back-office qui sert, telle une arrière-boutique, à gérer le commerce en ligne, non seulement nous l’avons vu, mais parfois nous l’avons essayé. Parce que l’e-commerçant qui l’utilisait chaque jour se posait la question de savoir s’il était normal que la mise en ligne d’une fiche produit lui demande une minute trente d’attente une fois validée, se soldant parfois par une page d’erreur 500 ou un délicieux message « MySQL connected timeout ». Nous l’avons essayé, pour être bien certains que la mise à jour d’un prix demande sept clics. Nous l’avons essayé pour être sûrs que le changement de photo d’un article demandait cinq téléchargements avant d’être pris en compte.

Quand l’e-boutique devient une e-usine à gaz… pour rien !

Nous avons même vu une petite boutique en ligne demandant normalement 80 tables de base de données, posséder 800 tables pour les mêmes fonctions. La même utilisait un plug-in de traitement des images remplissant la moitié d’un disque dur entier de clones de cette même image en huit tailles différentes, l’autre moitié du disque dur étant pleine de fichiers log inutiles jamais détruits depuis le premier jour de mise en service.

Nous avons vu cette petite boutique WooCommerce utiliser quarante plug-ins dont la plupart étaient redondants pour assurer le SSL, les newsletters, les boutons de réseaux sociaux, les conversions automatiques de formats d’images, etc., ce qui rendait l’interface – la fameuse colonne de gauche de WordPress – totalement anarchique, incompréhensible, inutilisable sinon pour le concepteur de l’usine.

La règle d’or : la machine au service du métier, et non l’inverse !

La problématique est pourtant simple : une machine devrait toujours être au service d’un métier, et non l’inverse.

Le métier d’un commerçant est de séduire et de vendre tout en laissant libre cours à sa créativité. Il sait rendre attrayants sa marchandise, son concept et l’expérience client. Nous pouvons le réaffirmer : le métier d’un commerçant n’est pas de chercher pendant 10 minutes comment mettre un produit en promotion en s’y reprenant à trois fois. Il n’est pas de ne pas pouvoir cacher un produit qui n’est plus en stock. Il n’est pas de créer 10 fiches parce que le même pull existe en 10 couleurs…

Le métier d’un commerçant n’est pas celui d’un webmaster ni d’un développeur !

À chacun son métier : travailler avec les bons prestataires

C’est dire s’il est nécessaire qu’une e-boutique se fasse oublier au profit du business, du cœur de métier. La bonne boutique est celle qui est en adéquation avec son commerçant. Dès lors, ce dernier devrait pouvoir se faire accompagner par ceux dont l’informatique est la profession, dont le digital orienté e-commerce est la spécialité : il ne consacrerait ainsi ses efforts qu’aux aspects créatifs et passionnels de son métier.

C’est ici que travailler en partenariat avec de bons spécialistes de l’hébergement, de l’infogérance, des plateformes e-commerce ou d’un UX intégrant les processus métier dans le back-office, se révèle être un véritable investissement. Un investissement rentable dès le court terme !