La saga DevOps : lorsque le monde informatique s’est transformé au bénéfice de l’utilisateur final – Partie 4

4. De l’humain à l’automation

Cette compréhension mutuelle, comme toujours, attisa un certain génie de la compréhension du problème ne manquant ni de logique, ni de finesse, ni du savoir-faire de tous pour y parvenir.

Bien vite, on comprit que le changement, nécessaire en développement et même continu, était générateur d’énormément de travail, et donc de coût et de temps. Mais il fallait mettre en place une stabilité et une délivrabilité conjointes, et c’était là la pierre d’achoppement depuis toujours.

Pour dépasser ce paradoxe et mettre tout le monde d’accord, les administrateurs systèmes ont créé des outils supplémentaires ayant pour fin ultime de faciliter la vie des développeurs, et donc la leur.

Progression, stagnation, régression

Ils virent que l’un des problèmes les plus fréquents provenait du fait que les développeurs développaient sur des environnements locaux, c’est-à-dire des machines et des systèmes d’exploitation qu’ils avaient eux-mêmes configurés, pour faciliter ou permettre leur développement, sans tenir compte des machines définitives de production possédant des contraintes de continuité, de sécurité, etc. Il a fallu annuler ce passage d’un environnement à un autre qui était tellement source d’échecs.

Pour cela, il a fallu permettre aux développeurs de travailler directement sur un environnement identique à l’environnement final. Ainsi, une fois l’application achevée, elle pouvait être opérationnelle immédiatement.

Mieux : elle pouvait subir des mises à jour pratiquement en direct. Avant DevOps, il fallait 18 mois, 2 ans pour une mise à jour majeure stable, après DevOps, 15 jours, voire 2 heures !…

Une application fonctionnelle et opérationnelle en un instant…

La solution fut la suivante : en rapprochant développeurs et administrateurs systèmes, il fut possible de définir des environnements de travail dans des conteneurs intégrant tout l’environnement final. Ainsi, une fois l’appli achevée, il suffisait de transférer tout le conteneur dans la machine de production, et tout fonctionnait immédiatement sans le moindre accroc.

L’automatisation alla jusqu’à la mise en place elle-même du conteneur, de ses composants et de ses ressources, quelle que soit la complexité de son contenu.

Il est inutile de préciser qu’à partir de ce moment, la conformation interne des DSI changea de beaucoup et les guerres stériles entre corporations se calmèrent très vite : l’ère de la complémentarité était enfin née.